Le Réflexe Spinal de Galant

Le réflexe Spinal de Galant s’active environ dix-huit semaines après la conception, et est normalement intégré avant le douzième mois après la naissance. Il suscite autant de questions qu’il n’apporte de réponses. Ce réflexe s’avère jouer un rôle actif dans le processus d’accouchement, les mouvements de la hanche aidant le bébé à se frayer un chemin dans le canal génital.

Caresser le bas du dos d’un côté de la colonne vertébrale va provoquer chez le nouveau-né une flexion latérale de la région lombaire (bas du dos) vers le côté opposé, ainsi qu’une élévation de la hanche du même côté. Une stimulation des deux côtés de la colonne vertébrale va activer un réflexe lié, provoquant la miction.

Si le Réflexe Spinal de Galant est retenu au-delà du temps d’intégration normal, il peut être déclenché à tout moment par une légère pression dans le bas du dos. En classe, la ceinture de l’enfant, les vêtements frottant au niveau de la taille ou le fait de s’appuyer contre le dossier de la chaise, peuvent activer le réflexe, de sorte que l’enfant ne tient pas en place, gigote, se tortille et change sans arrêt de position. Cet énervement constant altère la concentration et la mémoire à court terme (et lui attire des problèmes par la même occasion).

En raison de son association neurologique avec le réflexe mictionnel, les enfants dont le réflexe Spinal de Galant est retenu peuvent souffrir de troubles de contrôle de la vessie. Lorsque le bas du dos est stimulé par les draps, le réflexe mictionnel peut être involontairement déclenché, si bien que l’enfant continuera à faire pipi au lit malgré tous ses efforts pour arrêter.

Si le réflexe Spinal de Galant persiste d’un seul côté, il peut affecter la posture et la démarche, donnant l’impression que la personne boite, et peut contribuer à l’apparition d’une scoliose dorsale.

Un réflexe Spinal de Galant retenu peut rendre l’enfant incapable de rester assis. Il peut perturber le bon développement des réflexes posturaux, qui a lieu un peu plus tard, et par là affecter la fluidité et la mobilité lors de la pratique d’activités physiques ou du sport.